Les prix du pétrole ont marqué une pause en début de séance asiatique mardi après une hausse supérieure à 5% la veille sur les contrats Brent et WTI. Cette flambée avait suivi la disparition des perspectives d’un accord rapide visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, voie stratégique qui alimentait auparavant environ un cinquième de l’offre mondiale. À 01h39, le contrat WTI septembre reculait de 0,1% à 81,05$ le baril.
Les espoirs d’un dénouement négocié avaient été alimentés par des déclarations américaines évoquant un accord « imminent », mais l’Iran a durci sa position: il dit être proche d’un pacte final avec Oman pour de nouvelles routes maritimes via Ormuz, tout en exigeant le paiement de compensations et la levée de toutes les sanctions avant une réouverture. Ces conditions ont réduit à néant les attentes d’un rétablissement rapide du trafic.
La dynamique régionale reste volatile: la voie avait brièvement rouvert dans le cadre d’un accord américano‑iranien en juin, mais le trafic a fortement diminué depuis la reprise des attaques iraniennes contre des navires. Parallèlement, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont affirmé avoir frappé la raffinerie de Jazan de Saudi Aramco et menacent d’étendre les attaques en mer Rouge, ce qui renforce encore les risques de perturbation des flux pétroliers.
Au final, la fermeture potentielle ou partielle du détroit d’Ormuz demeure un moteur de soutien significatif pour les cours du brut: les développements diplomatiques et militaires dans la région déterminent désormais l’équilibre entre offre et demande à court terme.
