Les prix du pétrole ont connu une hausse continue sur cinq séances avant de se stabiliser lors de l'ouverture asiatique, au lendemain d'une nouvelle menace de restrictions économiques formulée par le président américain Donald Trump contre l'Iran. À 02h25, le Brent progressait de 0,25% à 91,85$ le baril et le West Texas Intermediate gagnait 0,15% à 84,52$ le baril, des niveaux proches des plus hauts d’un mois.

La volatilité est alimentée par une situation tendue dans le détroit d'Ormuz: l'Iran a, selon le texte, bloqué effectivement le détroit pendant une grande partie de l'année, perturbant au moins 20% de l'approvisionnement mondial en brut. Les récentes données de trafic maritime indiquent que la circulation commerciale à travers le détroit reste bien en deçà des niveaux d'avant-guerre, malgré les déclarations américaines assurant que la voie reste ouverte.

Trump a annoncé que Washington allait imposer des restrictions économiques plus strictes, sans en préciser la nature, et a appelé ses alliés à s'associer à cette démarche. Il a averti tout pays souhaitant commercer avec l'Iran, qualifiant les mesures projetées d'« opération économique la plus écrasante jamais menée contre un pays ». De son côté, l'Iran nie tout dialogue avec les États-Unis et demande le respect des conditions d'un mémorandum d'accord signé en juin.

Ce mémorandum d'accord, qui avait servi de base à de possibles avancées concernant le détroit d'Ormuz, est arrivé à expiration en début de semaine sans indication claire de renouvellement ni de reprise des pourparlers. Les déclarations de Trump selon lesquelles les États-Unis « déten[ai]ent le plein contrôle du détroit d'Ormuz » contrastent avec la réalité opérationnelle observée sur le terrain et expliquent en grande partie la nervosité des marchés pétroliers.