Lors d’une prise de parole à Halifax, Tiff Macklem a expliqué que les provinces atlantiques subissaient moins directement l’effet des droits de douane américains que plusieurs autres régions du Canada. La Nouvelle-Écosse reste concernée par le ralentissement et les tensions commerciales, mais son exposition industrielle est moins importante que celle du Québec ou de l’Ontario.
Le gouverneur de la Banque du Canada a également souligné la résistance du marché du travail local. Le taux de chômage de la Nouvelle-Écosse demeure, selon lui, inférieur à son niveau d’avant la pandémie et sous la moyenne nationale. Cette relative solidité ne protège cependant pas les ménages de l’inflation, qui se fait sentir plus fortement dans certains postes de dépense.
L’énergie est l’un des principaux points de vulnérabilité. Une part importante des habitants dépend du pétrole pour le chauffage, ce qui amplifie les conséquences d’une hausse du brut sur le pouvoir d’achat. La région combine donc un moindre risque lié aux droits de douane avec une exposition plus directe au coût de l’énergie.
En parallèle, Tiff Macklem a relevé une progression des investissements dans l’Atlantique. La construction navale, la défense et l’énergie concentrent plusieurs opportunités. Il estime que des changements économiques positifs commencent à se matérialiser, mais que leur durée dépendra d’un effort soutenu, avec des engagements publics sur plusieurs années et des plans d’investissement privés de même horizon.
