Le rapport sur l'emploi d'août a surpris à la hausse avec 162 000 créations d'emplois non agricoles, contre 56 000 attendus par les économistes de Reuters et après une révision positive de juillet à +21 000. Le taux de chômage est resté stable, indiquant un marché du travail encore résilient. Ces chiffres renforcent l'idée que la dynamique de l'emploi ne freine pas, au moins à court terme.
Sur les marchés obligataires, les effets ont été immédiats : le rendement du bon du Trésor à deux ans, très sensible aux anticipations de politique monétaire, a gagné 4 points de base pour atteindre 4,37 %, avec un pic intrajournalier à 4,4246 %, son plus haut depuis janvier 2025. Le rendement à 10 ans a lui aussi grimpé d'environ 2 points de base autour de 4,78 %, marquant un déplacement des courbes vers des taux plus élevés après la publication.
Les contrats à terme ont révisé à la hausse la probabilité d'une hausse des taux par la Fed en septembre, passant à près de 65 % immédiatement après la sortie des données, avant de retomber à 57 % en fin d'après‑midi. Les investisseurs se tournent désormais vers la suite de la saison des indicateurs : prix à la production, puis surtout l'IPC attendu la semaine suivante, où l'attente est d'un repli de l'IPC sous‑jacent à 2,4 % en glissement annuel.
Sur les actions, l'effet a été défavorable : vente de positions avant un week‑end prolongé et prise de bénéfices, Photoshop : Adobe a chuté de 6,7 % après l'annonce d'un changement de PDG, ce qui a pesé sur les indices. Le Dow, le S&P 500 et le Nasdaq ont tous clôturé en baisse, tandis qu'un indice boursier mondial a légèrement reculé.
Parallèlement, le dollar s'est raffermi (indice du dollar à 99,17) et les cours du pétrole ont monté, soutenus par une intensification des attaques liées au conflit américano‑iranien, le Brent et le WTI finissant la semaine en hausse substantielle. L'or a reculé d'environ 1,2 % à la clôture.

