Les valeurs énergétiques américaines ont nettement progressé vendredi, portées par un nouveau mouvement de hausse du pétrole. L’indice énergie du S&P 500 gagnait 1,8 %, alors que les contrats à terme sur le Brent avançaient de 2,9 % à 109,02 dollars le baril, après un plus haut depuis le 14 septembre. Le West Texas Intermediate progressait de 2,6 % à 100,52 dollars et repassait au-dessus de 100 dollars pour la première fois depuis le 21 septembre.
Le marché pétrolier se dirigeait vers une hausse hebdomadaire de plus de 3 %. Deux sources d’incertitude dominaient : la persistance des risques pesant sur l’approvisionnement au Moyen-Orient et l’évaluation des volumes de diesel que la Russie pourrait mettre à disposition du marché mondial. Dans ce contexte, la hausse du brut a soutenu l’ensemble de la chaîne énergétique, mais avec des amplitudes différentes selon les modèles économiques.
ExxonMobil avançait de 1,9 % et Chevron de 2,2 %. Les producteurs davantage exposés aux variations des prix, comme EOG Resources, Diamondback Energy, ConocoPhillips et EQT, gagnaient entre 3,3 % et 3,7 %. Du côté des services, Baker Hughes progressait de 2,5 % et SLB de 2,6 %, tandis que le raffineur Phillips 66 gagnait 1,4 %.
Pour les investisseurs, ce mouvement renforce temporairement le rôle de l’énergie comme contrepoids à la faiblesse des valeurs technologiques. Il faut toutefois distinguer un choc d’offre, favorable aux prix du brut, d’une amélioration durable des volumes ou de la rentabilité opérationnelle. Les producteurs peuvent bénéficier d’un baril plus élevé, mais les raffineurs et les consommateurs d’énergie subissent des effets différents selon les marges, les couvertures et la durée du mouvement.

