Les valeurs énergétiques australiennes ont nettement progressé le 13 octobre, dans le sillage du pétrole. Le sous-indice sectoriel .AXEJ a gagné jusqu’à 1,9 %, atteignant son plus haut niveau depuis le 18 septembre et se dirigeant vers sa meilleure séance depuis le 2 octobre. Cette réaction traduit la sensibilité immédiate des producteurs à la remontée des cours, dans un marché où les tensions touchant l’Arabie saoudite ont momentanément pris le pas sur les perspectives d’augmentation de l’offre.

Les deux poids lourds du secteur ont amplifié le mouvement : Woodside Energy a avancé de 2 % et Santos de 2,6 %. Citi estime que l’environnement des prix des matières premières au trimestre de septembre reste favorable aux groupes gaziers australiens. La banque anticipe une croissance à deux chiffres du bénéfice récurrent de Woodside et de Santos sur l’année civile 2026.

Les moteurs opérationnels diffèrent toutefois. Pour Santos, Citi met en avant la progression attendue des flux de trésorerie disponibles grâce aux projets Barossa et Pikka. Pour Woodside, la fermeté des prix mondiaux du gaz constitue un soutien, mais l’attention du marché se concentre sur la bonne mise en service du projet Scarborough. Autrement dit, la hausse des cours de l’énergie améliore le contexte, sans supprimer le risque d’exécution propre aux grands projets.

Le sous-indice énergétique australien a déjà gagné 31,5 % depuis le début de l’année. Après une telle progression, la poursuite de la hausse dépendra autant des prix du pétrole et du gaz que de la capacité des opérateurs à respecter leurs calendriers et budgets. Pour les investisseurs, l’écart entre un environnement de prix favorable et la réalisation effective des projets devient donc le principal point de sélection au sein du secteur.