Toyota a connu un nouveau mois de repli en septembre. Les ventes mondiales du premier constructeur automobile ont diminué de 2,2 % sur un an, à 860 107 véhicules. Sa production a reculé plus fortement, de 3,2 %, à 889 079 unités. Il s'agit du troisième mois consécutif de baisse pour les deux indicateurs.

La Chine constitue le principal point de faiblesse. Les ventes y ont chuté de 19,7 % et reculent désormais depuis huit mois consécutifs. Toyota explique notamment cette évolution par la hausse du prix de l'essence, qui pèse sur la demande de véhicules thermiques et hybrides. La production chinoise a, elle aussi, fortement baissé, de 18,6 %. Ces chiffres confirment l'intensité de la pression sur les constructeurs historiques dans un marché où les préférences des consommateurs et la concurrence évoluent rapidement.

Le Moyen-Orient a également pesé sur la performance du mois, avec une baisse des ventes de 29,8 %. À l'inverse, Toyota a bénéficié d'une progression de 8,4 % aux États-Unis, son premier marché, et de 1,8 % au Japon. La production japonaise a augmenté de 5,8 %, tandis qu'elle diminuait de 2,9 % aux États-Unis. Les données communiquées incluent la marque haut de gamme Lexus.

Pour l'investisseur, le tableau est donc moins uniforme que ne le suggère la baisse mondiale. La croissance américaine offre un soutien important, mais elle ne compense pas entièrement la contraction observée en Chine et au Moyen-Orient. La divergence entre régions peut également compliquer la gestion des usines, des stocks et de la gamme de modèles.

La durée de la faiblesse chinoise sera déterminante. Un huitième mois de baisse des ventes suggère un problème plus persistant qu'un simple effet calendaire. Toyota reste néanmoins exposé à plusieurs motorisations, notamment l'hybride, ce qui peut lui permettre de répondre à des rythmes de transition différents selon les marchés. Cette diversification ne garantit toutefois pas une reprise si la pression concurrentielle ou les contraintes de prix s'accentuent.

La prochaine étape consistera à vérifier si octobre marque une stabilisation des volumes mondiaux. Les investisseurs devront également surveiller les marges, car les baisses de production peuvent limiter les coûts de stocks mais aussi réduire l'absorption des coûts fixes. À ce stade, les chiffres signalent un ralentissement réel, sans permettre de conclure à une dégradation uniforme de toutes les zones commerciales de Toyota.