Les marchés européens entament la séance dans l’optique d’un petit rebond technique après quelques jours de consolidation, mais le climat reste fragile. Les indices ont cédé du terrain après les records du début août : le CAC affiche pour l’instant un repli de 2,1% depuis lundi et l’Euro STOXX 50 perd environ 1,8% sur la semaine. Les investisseurs restent prudents face aux incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et à la trajectoire des taux longs américains.
Les rendements américains ont repris leur ascension : le taux à dix ans gagne 4 points de base à 4,6960% et le trente ans remonte à 5,24%. Ces niveaux, proches de plus hauts de près de 20 ans, pèsent sur l’appétit pour le risque et favorisent les actifs refuges comme l’or et le yen. Les observateurs pointent également le poids croissant des craintes sur la soutenabilité de la dette fédérale, qui a dépassé le seuil des 40 000 milliards de dollars, davantage qu’une lecture purement inflationniste.
Côté dette souveraine européenne, les rendements suivent la tendance : le Bund 10 ans progresse à 3,26% (+0,5 point) et l’OAT française se situe à 4,12% (+0,7 point). Les équipes d’Edmond de Rothschild rappellent que l’émission récente du Trésor US à 10 ans a été réalisée à 4,68%, le plus haut niveau en 25 ans, et que le cap des 5% sur le 10 ans n’est plus très éloigné, ce qui pourrait renchérir le coût du capital pour les investissements, y compris dans l’IA.
Sur les autres marchés, la Bourse de New York a fini proche de ses plus bas mercredi : le Dow Jones a lâché 1,3% à 52 759 pts, le S&P 500 a reculé de 0,9% à 7 641 pts et le Nasdaq 100 a perdu 0,7% à 29 213 pts. Le dollar faiblit face aux devises, permettant à l’euro de repasser au‑delà de 1,17. Les matières premières restent élevées : le Brent est à 93,5 $/baril, le WTI à 86,4 $/baril, et l’or atteint presque trois mois de plus haut à 4 609,2 $ l’once.
Les investisseurs surveilleront dans la matinée les indices PMI européens, appelés à confirmer les récentes surprises économiques positives dans la région.

