Les places européennes jouent la prudence mercredi matin avant deux rendez-vous majeurs: la publication de l'indice d'inflation PCE aux États-Unis et les résultats trimestriels du géant technologique Nvidia attendus après la clôture de Wall Street. Vers 9h20, le Stoxx Europe 600 se situait quasiment à l'équilibre à 656,8 points. À Paris, le CAC 40 et le SBF 120 progressaient chacun de 0,4%, tandis que le DAX 40 restait inchangé à Francfort et que le FTSE 100 cédait 0,1% à Londres.
Le marché supervise particulièrement Nvidia: les analystes anticipent un quasi-doublement du chiffre d'affaires annuel pour le deuxième trimestre, à près de 92 milliards de dollars. Ces attentes très élevées pèsent sur le jugement des investisseurs, comme le souligne John Plassard, directeur des investissements chez Cité Gestion: des résultats «simplement bons» pourraient ne plus suffire tant la demande pour les infrastructures d'intelligence artificielle est déjà fortement intégrée dans les anticipations.
Les interrogations portent aussi sur la soutenabilité des investissements massifs dans les centres de données. Selon Plassard, les marchés cherchent à savoir si les centaines de milliards engagés par les hyperscalers pourront continuer d'augmenter sans détériorer les rendements du capital et les bilans des grandes plateformes. Ces questions rendent la réaction à la publication de Nvidia particulièrement sensible, d'autant que l'indice PCE donnera une indication supplémentaire sur l'orientation des taux et la dynamique de la demande.
En Asie, la séance s'est montrée plus positive: le Nikkei 225 a gagné 0,6%, le Shanghai Composite 0,6% et le Hang Seng de Hong Kong 0,7% en fin de séance, montrant un sentiment régional plus porté par le risque. Globalement, l'équilibre des marchés européens reflète une attente concentrée sur des catalyseurs externes plutôt que sur des fondamentaux locaux.


