Les indices européens ont fini la séance de vendredi sur de modestes gains : EuroStoxx 50 +0,21%, Stoxx 600 +0,17%, FTSEurofirst 300 +0,13%, tandis que le CAC 40 cède 0,09% à 8 278,77 points. Malgré cette clôture positive, la semaine est négative pour la région avec un recul de 0,76% pour le Stoxx 600 et de 1,46% pour le CAC 40.

Le rapport américain sur l'emploi pour août a renforcé la dynamique : 162 000 créations nettes contre 56 000 attendues, et le taux de chômage stable à 4,1%. La surprise haussière a resserré les paris sur une hausse des taux de la Fed en septembre, la probabilité implicite passant de 55% à 65% pour la réunion des 15-16 septembre. En réaction, Wall Street a reculé (Dow -0,59%, S&P -0,43%, Nasdaq -0,41%) et le dollar s'est apprécié de 0,19% face à un panier de devises.

Les taux obligataires ont légèrement augmenté aux États-Unis : le rendement du T-note 10 ans gagne 1,4 point de base à 4,7761% et le deux ans 3,0 points de base à 4,3661%, reflétant l'ajustement des anticipations monétaires. En zone euro, les marchés ont déjà largement intégré la probabilité d'une hausse de 25 points de base par la BCE la semaine suivante ; le Bund 10 ans cède 0,2 point de base à 3,3360%.

Sur le front macro européen, les commandes industrielles allemandes ont surpris positivement (+2,5% en juillet) tandis que les ventes au détail de la zone euro ont déçu (-0,6% en juillet). Au niveau sectoriel, Volkswagen s'est envolé (+5,90%) après l'aval du conseil de surveillance à un vaste plan de transformation impliquant près de 50 000 suppressions de postes, tandis que Vivendi recule fortement (-6,70%) après un recul du chiffre d'affaires semestriel de 3,5%. GTT et Accor ont progressé suite à des relèvements de recommandations.