Levi Strauss a relevé sa prévision de croissance organique annuelle du chiffre d’affaires à 6 %, soit le haut de son ancienne fourchette de 5,5 % à 6 %. Le fabricant de jeans anticipe une demande solide pendant les fêtes pour ses produits haut de gamme, tout en bénéficiant d’un soutien ponctuel lié aux droits de douane.
Au troisième trimestre clos le 30 août, le groupe a reçu 79 millions de dollars de remboursements correspondant à des droits acquittés au titre de la loi américaine sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux. Levi Strauss prévoit d’en réinvestir environ 60 millions cette année dans les promotions et le marketing. Ce choix peut soutenir les ventes de fin d’année, mais réduit la part du remboursement qui se traduira directement par une amélioration du résultat.
Le chiffre d’affaires net trimestriel a progressé de 4 % à 1,61 milliard de dollars, proche du consensus LSEG de 1,62 milliard. Le bénéfice ajusté par action a atteint 48 cents, nettement au-dessus des quelque 36 cents attendus par les analystes. La performance opérationnelle reste toutefois contrastée : les ventes comparables de l’activité directe aux consommateurs ont stagné, et la direction a reconnu un recul aux États-Unis dans un contexte d’inflation élevée.
La collection féminine apporte un contrepoids favorable, grâce à la demande pour les jeans larges et à l’extension de l’offre aux hauts, jupes et robes. Pour les investisseurs, la question centrale est désormais la qualité de la croissance : la hausse de prévision est positive, mais une partie du soutien provient d’un remboursement exceptionnel. La capacité des dépenses commerciales à relancer le canal direct et à préserver les marges pendant les fêtes déterminera la durabilité de l’amélioration.


