Le partenariat lie deux acteurs aux forces complémentaires : Trade Republic apporte l'application, la distribution numérique et une clientèle jeune ; AXA Banque porte juridiquement le Livret A et apporte son expérience de l'épargne réglementée. Le Livret A proposé conserve ses caractéristiques fiscales habituelles (exonération d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux) et est rémunéré au taux réglementé de 1,7 % depuis le 1er août 2026.

Trade Republic revendique en Europe 10 millions de clients et plus de 150 milliards d'euros d'actifs sous gestion, et en France compte 400 000 PEA (soit 6 % du total français), ce qui constitue une base commerciale importante pour le Livret A. Pour AXA Banque, les sommes déposées seront inscrites dans ses comptes : l'opération vise principalement à renforcer ses ressources et soutenir ses activités de financement et de crédit.

Sur le plan opérationnel, l'ouverture, l'alimentation et la consultation du Livret A se feront dans l'application de Trade Republic, mais le livret sera détenu dans les livres d'AXA Banque, qui assume les responsabilités réglementaires et les contrôles (notamment la vérification qu'un client ne possède pas déjà un Livret A dans un autre établissement). AXA Banque insiste sur le caractère ponctuel et sélectif du partenariat, précisant qu'il ne convertira pas automatiquement la banque en prestataire pour toutes les fintechs.

Aucun objectif chiffré n'a été communiqué sur le nombre de livrets ou les montants attendus, mais Emmanuel Wehry se dit confiant dans des résultats « assez significatifs », compte tenu de la dynamique commerciale de Trade Republic. À fin 2025, 83 % des Français détenaient un Livret A et les encours atteignaient environ 440 milliards d'euros selon la Banque de France, soulignant le potentiel du marché.