LKQ a déclenché une forte réaction boursière en retirant ses prévisions pour l’exercice 2026. L’action du distributeur de pièces automobiles reculait de plus de 16 % avant l’ouverture, à 18,85 dollars, après avoir déjà perdu environ 26 % depuis le début de l’année à la clôture précédente.

Les résultats préliminaires montrent un écart important avec les attentes. LKQ anticipe un bénéfice ajusté compris entre 0,47 et 0,53 dollar par action au troisième trimestre, alors que le consensus compilé par LSEG s’établissait à 0,69 dollar. La faiblesse provient principalement de l’Europe.

Le groupe attribue sa sous-performance à deux difficultés distinctes. En Allemagne, la mise en place d’un système de gestion intégré ERP a provoqué des perturbations opérationnelles. Au Royaume-Uni et au Benelux, les volumes ont reculé. La combinaison d’un problème d’exécution interne et d’une demande plus faible réduit la visibilité sur la fin de l’exercice, ce qui explique le retrait de la guidance plutôt qu’une simple révision chiffrée.

La gouvernance change également. Salvatore Abbate, ancien directeur général de Veritiv, prendra la tête de LKQ le 15 décembre 2026. Il succédera à Justin Jude, en poste depuis 2024, dont le départ est immédiat.

Pour les investisseurs, la baisse du titre ne repose donc pas sur un seul trimestre décevant. Elle reflète une perte de visibilité, une transition managériale et le risque que les perturbations européennes durent. Un rebond durable nécessitera des preuves de stabilisation des volumes, de fonctionnement normal de l’ERP allemand et une nouvelle trajectoire financière crédible.