Andy Burnham a effectué son premier déplacement international à Kiev et a promis de poursuivre l’aide au pays malgré les « scandaleuses menaces » russes visant le Royaume‑Uni. La réunion des membres de la "Coalition des volontaires", coprésidée par le Royaume‑Uni, la France et l’Allemagne, rassemble aussi Antonio Costa et plusieurs dirigeants européens, certains participant à distance, alors que la guerre entre dans sa quatrième année et demie.

Le gouvernement britannique doit annoncer l’autorisation pour l’industriel MBDA de divulguer des informations classifiées nécessaires à la mise en place, conjointement avec la France, d’une production locale du missile de croisière franco‑britannique Scalp. Le Kremlin a d’ores et déjà exprimé son indignation, accusant Londres d'entraver la paix et menaçant de localiser et détruire « les sites de production » de ces missiles.

Sur le terrain, l’intensification des attaques russes se traduit par des frappes lourdes et des tirs massifs de missiles balistiques contre Kiev et d’autres zones. Dans la nuit, des entrepôts en Russie ont été touchés ; des chutes de débris ont tué au moins deux enfants et blessé sept autres. À Tcherniguiv, une frappe sur un immeuble résidentiel a fait une quinzaine de blessés.

Au plan opérationnel et logistique, l’Ukraine demande davantage de systèmes lui permettant de frapper au-delà de ses frontières et de mieux défendre son espace aérien. L’Union européenne a débloqué une nouvelle tranche de 6,1 milliards d’euros destinée à renforcer la défense aérienne et la capacité en missiles et munitions. Volodymyr Zelensky a indiqué que les livraisons de systèmes Patriot ont diminué de près de moitié depuis 2023 et que les prévisions pour 2026 tablent actuellement sur 264 missiles, alors que Kiev réclame au moins 300 unités pour l’hiver à venir. Les États‑Unis montrent des réticences en raison de l’érosion de leurs stocks.