Andy Burnham, en déplacement à Kiev pour son premier voyage international, a promis la poursuite de l’aide britannique à l’Ukraine et a pris la parole aux côtés du président Volodymyr Zelensky. Sa visite intervient le jour du 35e anniversaire de l’indépendance ukrainienne et avant une réunion des Etats membres de la « Coalition des volontaires », coorganisée par le Royaume‑Uni, la France et l’Allemagne, destinée à coordonner le soutien militaire aux Ukrainiens.

Parmi les annonces, Londres doit autoriser l’entreprise de défense MBDA à divulguer des informations classifiées nécessaires pour aider l’Ukraine et la France à lancer une production locale du missile franco‑britannique Scalp. Le Kremlin a réagi par l’indignation et a menacé de localiser et détruire « les sites de production » de ces missiles.

Le contexte opérationnel reste tendu : Kiev cherche davantage de capacités pour frapper en profondeur en Russie et riposte notamment contre des infrastructures logistiques et pétrolières. Ces dernières semaines, des attaques russes ont visé Kiev avec des salves de missiles balistiques faisant des dizaines de morts, et une frappe a causé une quinzaine de blessés à Tcherniguiv. Dans le sud russe, des entrepôts ont été touchés; des débris ont tué au moins deux enfants et blessé sept autres selon les autorités locales.

Sur le plan des capacités de défense aérienne, l’Ukraine dépend de systèmes avancés, principalement des Patriot américains. Zelensky affirme que les livraisons de Patriot ont diminué de près de moitié depuis 2023: pour 2026 « les prévisions actuelles tablent sur 264 missiles », alors que Kiev demande au moins 300 unités pour l’hiver. L’Union européenne a annoncé une nouvelle tranche de 6,1 milliards d’euros destinée à renforcer la défense aérienne ukrainienne et sa capacité en missiles et munitions. Ces éléments alimenteront les discussions de la réunion, dans un contexte d’incertitudes sur l’engagement américain.