Le marché de l'or affiche peu de variation mercredi, après que les tensions au Moyen-Orient aient renforcé son attrait refuge mais que les considérations sur la politique monétaire aient tempéré les flux. Vers 15h, l'once se négociait autour de 4 440 dollars, une stabilité relative dans un contexte géopolitique tendu.

Les cours de l'énergie ont fortement renchéri : le contrat de novembre sur le Brent grimpe de 2,74 dollars (2,8%) à 100,66 dollars le baril, conséquence d'attaques récentes sur des infrastructures énergétiques saoudiennes et d'actions menées par les Gardiens de la révolution iraniens visant une base américaine et des navires dans le Golfe. Ces épisodes alimentent la recherche d'actifs défensifs comme l'or.

Pourtant, ce soutien n'est pas automatique. Une hausse durable des prix de l'énergie et des biens pourrait relancer l'inflation, renforçant les attentes d'une politique monétaire plus stricte. Des rendements obligataires plus élevés augmenteraient alors le coût d'opportunité de détenir de l'or, qui ne produit pas de revenu, ce qui tempère la hausse du métal précieux.

Les acteurs surveillent désormais la réunion de la Banque centrale européenne prévue jeudi, puis la publication de l'indice des prix à la consommation américain pour août, qui pourrait influer sur les anticipations concernant la Réserve fédérale et, par conséquent, sur la dynamique des prix de l'or.