L’agence de notation Fitch a confirmé la note A+ de la dette souveraine française, décision annoncée le vendredi 28 août. Fitch motive son maintien par la taille et la diversification de l’économie française, la solidité du secteur bancaire et une base d’investisseurs qui reste diversifiée. Ces éléments constituent, selon l’agence, des amortisseurs face aux vulnérabilités structurelles.

Parmi les signaux d’alerte, Fitch pointe un endettement «élevé et en hausse», un faible potentiel de croissance et un contexte politique et social qui rend difficile tout assainissement budgétaire rapide. Ces remarques interviennent alors que les prévisions convergent vers un déficit public important, et que le gouvernement prépare le budget 2027.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescur e, a réagi en «prenant acte» de la décision et a affirmé être «pleinement mobilisé pour contenir le déficit public et la dette, dans un cadre responsable et équilibré». Bercy vise de son côté, pour le projet de budget 2027 qui sera présenté le 30 septembre aux députés, de ne pas dépasser 5% de déficit. Atteindre cet objectif nécessitera à la fois des hausses de recettes et des réductions de dépenses, y compris le poste lié au service de la dette.

La note A+ traduit donc un équilibre fragile : des fondamentaux jugés solides par Fitch, mais des risques financiers et politiques persistants. À moins de changements rapides dans la trajectoire budgétaire ou de signes de reprise plus forts de la croissance, la contrainte sur la politique fiscale devrait rester une question centrale dans la période précédant l’année présidentielle.