Les marchés obligataires restaient sous tension le 15 septembre avant le début de la réunion de la Réserve fédérale américaine. Vers 7 h 20 GMT, le rendement du bon du Trésor américain à dix ans atteignait 5,03 %, un niveau inédit depuis juillet 2007. Il avait franchi 5 % la veille pour la première fois depuis 2023.
Le mouvement touchait aussi l’Europe. Le taux allemand à dix ans montait à 3,55 %, contre 3,51 % lundi soir, tandis que son équivalent français atteignait 4,53 %, contre 4,47 %. Les investisseurs associaient cette progression des rendements à une remontée des anticipations d’inflation.
Le pétrole constituait l’un des principaux foyers de risque. À 7 h 20 GMT, le Brent progressait de 1,79 % à 107,57 dollars le baril et le WTI de 1,84 % à 103,26 dollars. Les tensions autour du détroit de Bab el-Mandeb et les attaques visant des infrastructures pétrolières saoudiennes renforçaient les inquiétudes sur l’approvisionnement. Un pétrole durablement cher pourrait entretenir l’inflation et compliquer la trajectoire des banques centrales.
La Fed devait se réunir mardi et mercredi. Le marché anticipait majoritairement une hausse de taux, qui serait la première depuis juillet 2023, même si certains analystes doutaient de ce scénario. Le dollar gagnait 0,10 % face à l’euro, à 1,1537 dollar pour un euro. La Banque d’Angleterre et la Banque du Japon devaient également se prononcer plus tard dans la semaine.
Les actions reculaient dans ce contexte. Vers 7 h 20 GMT, Paris perdait 0,75 %, Londres 0,73 %, Francfort 0,51 % et Milan 1,35 %. Tokyo a terminé presque stable à moins 0,01 %, tandis que Séoul et Taipei ont cédé respectivement 0,85 % et 0,64 %. Les semi-conducteurs européens restaient fragiles, malgré une hausse de 0,59 % d’ASML à Amsterdam.


