À Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a consacré l’essentiel de son intervention au logement, présenté comme l’un des grands chantiers d’un éventuel quinquennat. Devant environ 2 000 partisans, elle a défendu le principe de priorité nationale et l’a décliné dans l’accès au logement social et aux aides personnelles au logement.

La responsable du Rassemblement national a repris plusieurs mesures déjà présentes dans son programme. Elle souhaite donner la priorité aux Français pour l’attribution des logements sociaux, réserver les APL aux ressortissants français et abroger la loi SRU, qui impose à certaines communes une proportion minimale de logements sociaux. Elle a également évoqué la vente d’une partie du parc HLM à ses occupants ainsi que l’expulsion de familles dont certains membres auraient commis des actes de délinquance.

Sur la construction et la rénovation, Marine Le Pen propose de supprimer l’objectif de zéro artificialisation nette et de réduire le diagnostic de performance énergétique à un rôle indicatif. Ces orientations visent à diminuer les contraintes pesant sur l’offre de logements, mais leur mise en œuvre dépendrait de modifications législatives importantes et pourrait rencontrer des obstacles juridiques.

Le discours a été davantage programmatique que polémique. Marine Le Pen a peu attaqué ses concurrents et a cité Jordan Bardella comme partenaire de son projet politique, en le présentant implicitement dans un rôle d’exécution gouvernementale. Elle n’a pas développé plusieurs sujets qui avaient animé la rentrée du parti.

Pour les acteurs de l’immobilier, les propositions sur la loi SRU, le DPE, l’artificialisation des sols et la vente de logements sociaux constituent les éléments les plus concrets à suivre. À ce stade, elles relèvent d’un programme de campagne et non de mesures adoptées.