Le Maroc prévoit une croissance économique de 4,1 % en 2027 dans le cadrage macroéconomique accompagnant son projet de loi de finances. Cette hypothèse marque un ralentissement par rapport aux 5,3 % attendus par le gouvernement pour 2026, mais maintient un rythme supérieur à celui de nombreuses économies développées.

La valeur ajoutée des activités non agricoles devrait progresser de 4,3 %. Le secteur secondaire est attendu en hausse de 4,9 %, contre 4,5 % en 2026, tandis que les activités tertiaires progresseraient de 4,1 %, après 4 % cette année. Ces prévisions reposent donc sur une contribution relativement équilibrée de l’industrie et des services.

Le scénario reste sensible à plusieurs variables. L’agriculture marocaine dépend fortement des conditions climatiques et de la disponibilité en eau. Les exportations industrielles, le tourisme et les transferts financiers de la diaspora sont exposés à la conjoncture européenne et mondiale. Les prix de l’énergie représentent également un risque pour un pays importateur.

Pour les investisseurs, une croissance supérieure à 4 % peut soutenir les banques, les infrastructures, la consommation et certaines entreprises industrielles. Elle ne suffit cependant pas à garantir la performance des actifs marocains. La trajectoire budgétaire, l’inflation, la devise, les besoins de financement et la qualité des résultats de chaque entreprise restent déterminants.

Le chiffre de 4,1 % constitue une hypothèse de cadrage et non un résultat acquis. Les prochaines mises à jour devront montrer si les investissements publics et privés compensent le ralentissement anticipé après 2026.