L’Union socialiste des forces populaires présente une approche dans laquelle la croissance économique doit être évaluée à partir de ses effets concrets sur le niveau de vie. Le parti estime que les indicateurs macroéconomiques et les investissements ne suffisent pas si le pouvoir d’achat ne progresse pas et si les inégalités persistent.
Le premier volet concerne les revenus du travail. Le programme propose une hausse progressive des rémunérations dans les secteurs public et privé, liée à l’évolution de la productivité. Il prévoit aussi une révision des tranches de l’impôt sur le revenu, une revalorisation régulière du salaire minimum et la création d’un mécanisme national de révision périodique des salaires en fonction de l’inflation. Le dialogue social et les conventions collectives doivent compléter ce dispositif.
La classe moyenne constitue le deuxième axe. L’objectif affiché est de réduire le poids des dépenses privées de santé et d’éducation grâce à de meilleurs services publics. Un observatoire national serait chargé de suivre sa situation et d’adapter les politiques publiques.
Le logement forme le troisième pilier. L’USFP propose un programme d’aide à l’accession à la propriété, des financements préférentiels, des taux réduits, la mobilisation de foncier public à prix maîtrisés et des formules de location-accession destinées notamment aux jeunes ménages.
Enfin, le parti défend un revenu minimum garanti intégré à un système unifié de protection sociale. Le ciblage passerait par le Registre social unifié, avec des dispositifs spécifiques pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et les enfants précaires. Le programme reste une proposition politique : ses effets dépendront de son financement, de son calendrier et de ses modalités d’exécution.