Mercialys poursuit sa croissance dans un environnement de consommation peu dynamique. Sur les neuf premiers mois de 2026, la foncière spécialisée dans l’immobilier commercial a facturé 137,5 millions d’euros de loyers, soit une progression de 2,5 %. La croissance organique atteint 2,3 %, un rythme identique à celui du premier semestre et supérieur de 230 points de base à l’effet de l’indexation.
Cette performance est d’autant plus notable que l’indexation a été nulle sur la période. La progression provient donc des leviers opérationnels : les nouveaux baux signés sur douze mois glissants affichent une réversion positive de 2,1 %, tandis que les initiatives de gestion d’actifs ont pris le relais de l’inflation contractuelle. Pour un investisseur immobilier coté, cette composition de la croissance est importante, car elle renseigne sur la capacité du portefeuille à générer davantage de revenus sans dépendre uniquement des indices de loyers.
Les indicateurs d’activité des centres commerciaux restent favorables. À périmètre constant, la fréquentation a augmenté de 5,4 %, soit 420 points de base de mieux que le panel national. Le chiffre d’affaires des commerçants progresse de 3 % depuis le début de l’année, en accélération par rapport au premier semestre et nettement au-dessus de la tendance nationale de 0,2 %. Mercialys met cette surperformance en relation avec une offre orientée vers les prix bas du quotidien, dans un contexte où la consommation des ménages n’aurait progressé que modestement.
Le groupe confirme ainsi ses objectifs annuels. Il vise un résultat net récurrent par action compris entre 1,30 et 1,32 euro, représentant une hausse de 3,2 % à 4,8 % par rapport à 2025. Le dividende attendu reste fixé à au moins 1,02 euro par action.
Pour le marché, l’enjeu sera de vérifier que la hausse de fréquentation se traduit durablement dans les loyers et la solidité des locataires. La confirmation des objectifs rassure, mais la valorisation d’une foncière demeure également sensible aux taux d’intérêt, au coût de refinancement et à la trajectoire de consommation.


