Microsoft a mis fin à un accord portant sur un centre de données de Nscale situé à Loughton, dans l’Essex, selon des informations publiées dimanche par la presse britannique et relayées par Reuters. Le groupe américain figure parmi les deux principaux clients du fournisseur britannique. Ni Microsoft ni Nscale n’ont immédiatement commenté les motifs de cette rupture.

L’événement intervient à un moment sensible pour Nscale. L’entreprise a déposé le mois dernier une demande d’introduction en Bourse aux États-Unis. Son prospectus présente Microsoft et Anthropic parmi ses clients majeurs. Nscale fournit des capacités de calcul, des infrastructures électriques, des centres de données ainsi que des logiciels destinés à l’entraînement et à l’exécution de modèles d’intelligence artificielle.

La société, soutenue par Nvidia, évolue face à des acteurs comme CoreWeave, Nebius, Crusoe et Lambda. Les informations disponibles lui attribuent une progression très rapide de la valeur totale de ses contrats, passée de 100 millions de dollars à plus de 103 milliards de dollars en deux ans et demi. Ce chiffre mesure toutefois des engagements contractuels annoncés et ne doit pas être confondu avec un chiffre d’affaires encaissé.

Pour les investisseurs, la sortie de Microsoft souligne surtout le risque d’exécution propre aux grands projets de centres de données. Ces installations mobilisent du capital, de l’énergie et des capacités techniques sur plusieurs années. La perte ou le report d’un contrat important peut donc modifier le calendrier de montée en puissance d’un site, même sans remettre en cause l’ensemble du marché de l’IA.

Il est trop tôt pour conclure à un ralentissement général des investissements de Microsoft ou de la demande de calcul. L’absence d’explication officielle impose de surveiller la portée exacte du contrat résilié, son poids dans les perspectives de Nscale et la possibilité d’une réaffectation des capacités du site.