Morgan Stanley identifie quatre leviers concrets qui pourraient revaloriser l’action SpaceX (SPCX) avant la fin de 2025. Sur la dimension IA, la banque note que Grok 4.6 a atteint un score de 61 sur l’indice Intelligence d'Artificial Analysis (contre 56 pour 4.5 et 38 pour 4.3). Elon Musk a indiqué qu’une version 4.7 pourrait sortir sous trois à quatre semaines et que Grok 5 est attendu avant la fin de l’année. Au‑delà des scores, Morgan Stanley insiste sur l’importance des volumes d’usage : Musk a rapporté un triplement des tokens consommés après Grok 4.5, et la banque espère obtenir davantage de données d’utilisation via Cursor suite à son acquisition, ainsi que lors des publications de résultats.
Le deuxième catalyseur identifié est le vol 14 de Starship, anticipé début septembre. SpaceX doit encore exécuter un tir statique sur l’ensemble du véhicule et recevoir l’accord de la FAA pour une manoeuvre de capture planifiée. Morgan Stanley juge que ce test sera source d’une forte volatilité et qu’il pourrait décider si Starship devient pleinement opérationnel d’ici la fin de l’année.
Un troisième point porte sur le marché des infrastructures cloud IA : CoreWeave a appliqué une hausse de prix d’environ 25% sur l’ensemble de ses produits, ce qui suggère à la banque que ses hypothèses de tarification pour SpaceX pourraient être trop prudentes si SpaceX entre davantage sur ce segment.
Enfin, la banque évoque un scénario d’inférence distribuée connecté via Starlink : Morgan Stanley avance l’hypothèse de 2,2 milliards de robots en activité d’ici 2040, chacun disposant d’une capacité de calcul de 500 watts, soit potentiellement 1,1 térawatt de puissance de calcul agrégée exploitable par un cloud d’inférence distribué. Sur cette base, Morgan Stanley maintient une recommandation Surpondérer avec un objectif de cours à 300 $ pour SpaceX.

