Les États-Unis ont présenté un nouvel ensemble de sanctions qualifiées de « secondaires » ciblant non l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux et secteurs clés : or, technologies, actifs numériques, aviation et transport maritime. Le Trésor américain assure vouloir « couper toutes les ressources économiques » de Téhéran et a prévenu que les pays qui ne s’y associeraient pas pourraient être exclus du « système dollar ». Aucun calendrier précis d’entrée en vigueur ni liste de pays visés n’a été communiqué.
Téhéran a réagi en qualifiant l’annonce d’« aveu de défaite » et en rappelant l’existence d’un « plan sur deux ans » pour contrer les sanctions. Sur le plan diplomatique, la Chine a estimé que la seule pression ne suffirait pas à résoudre le conflit, et l’Iran poursuit ses efforts de médiation régionale, notamment avec le Pakistan et Oman, pour discuter du franchissement du détroit d’Ormuz que Téhéran contrôle presque en continu depuis six mois.
Les indicateurs économiques iraniens montrent déjà un fort stress : inflation à 66% en glissement annuel au 22 juillet, monnaie nationale en dépréciation (1 dollar = 1,88 million de rials contre 1,65 million avant le conflit) et chute massive des exportations pétrolières, passées d’environ 2 millions de barils par jour avant la guerre à 0,4 million à la mi-août, selon Kpler. Ces chiffres traduisent l’impact du blocus des ports et des restrictions sur les flux commerciaux.
Parallèlement, Washington a retiré la Syrie de sa liste des États soutenant le terrorisme et a sorti Hayat Tahrir al-Sham des entités sanctionnées, marquant une évolution dans la politique américaine vis-à-vis de Damas, après des levées progressives de sanctions par plusieurs pays depuis 2025. Le Trésor estime que ces décisions pourraient favoriser de nouveaux investissements en Syrie, tandis que Damas salue une réintégration économique.


