Le conseil d’administration de Neovacs a décidé une réduction de capital motivée par les pertes, en application de la neuvième résolution adoptée lors de l’assemblée générale du 16 octobre 2026. La valeur nominale de chaque action passe de 1 euro à 0,05 euro. Avec 1 821 676 actions en circulation, le capital social est ainsi ramené de 1 821 676 euros à 91 083,80 euros.

Cette opération est avant tout comptable. Elle permet d’imputer des pertes accumulées sur le capital et d’assainir la présentation des capitaux propres. Elle ne divise pas automatiquement le cours de Bourse par vingt et ne crée pas de valeur économique pour l’actionnaire. Le nombre d’actions reste inchangé au moment de la réduction du nominal.

Le véritable enjeu se trouve dans la structure de financement. Neovacs, société biopharmaceutique préclinique active dans les maladies inflammatoires et auto-immunes, finance ses recherches et ses investissements notamment au moyen d’instruments convertibles. Le dispositif comprend des obligations convertibles ou échangeables assorties de bons de souscription, souscrites par Hanover Square Investments 1, ainsi que d’autres instruments transférés ou souscrits par une fiducie dans le cadre d’opérations d’equitization.

Lorsqu’ils sont convertis ou exercés, ces instruments donnent naissance à de nouvelles actions. Leur revente rapide sur le marché peut exercer une pression baissière importante, surtout lorsque la liquidité du titre est faible. Pour les actionnaires existants, le risque combine donc dilution de leur pourcentage de détention et perte potentielle liée à la baisse du cours. La société a déjà eu recours à plusieurs financements dilutifs successifs, ce qui rend la trajectoire du nombre d’actions particulièrement importante.

La réduction du nominal peut aussi faciliter juridiquement de futures émissions à un prix bas, puisque les actions ne peuvent généralement pas être émises sous leur valeur nominale. Elle doit donc être lue avec le calendrier des conversions, les besoins de trésorerie et les progrès cliniques. Sans amélioration opérationnelle ou financement moins dilutif, l’ajustement du capital ne change pas le profil de risque fondamental.