Netgem aborde la fin de l’exercice 2026 avec deux dynamiques opposées : l’extension de sa plateforme Pleio chez Vodafone au Royaume-Uni et le risque financier lié à TalkTalk. Le groupe confirme anticiper une amélioration de son chiffre d’affaires sur l’ensemble de l’année, grâce à la croissance du parc d’abonnés géré et des revenus récurrents.
Vodafone TV a été lancé commercialement le 1er octobre auprès des clients fixes et mobiles de l’opérateur britannique. Dans le cadre d’un accord pluriannuel, Netgem développe la plateforme logicielle, fournit les contenus et opère le service. Le déploiement ne comprend pas de livraison de matériel, ce qui illustre le recentrage du groupe sur une offre logicielle et de services.
Pleio équipe désormais plus de 30 opérateurs télécoms. Son modèle associe des frais fixes de gestion, des redevances mensuelles par abonné actif et des revenus liés à certains usages, dont la vidéo à la demande ou la publicité sur les chaînes FAST. Les recettes non récurrentes proviennent notamment de l’intégration, de la personnalisation et de la localisation des catalogues. Les ventes résiduelles de décodeurs poursuivent leur déclin depuis la sortie progressive de cette activité engagée en 2021.
Le principal point de vigilance concerne TalkTalk, client historique de Netgem, repris par BT le 5 octobre. Le groupe estime à environ 650 000 euros l’impact négatif sur son résultat 2026, correspondant à une dépréciation de créances douteuses. Le service de télévision reste opérationnel, mais les conditions de sa continuité doivent encore être discutées avec BT. Netgem cherche à compenser l’érosion de cette base par les lancements chez Fibrus, Zzoomm et Voneus ainsi que par la migration de Community Fibre vers Pleio.
L’activité Éclair constitue un autre levier. La filiale développe depuis 18 mois de nouveaux services de localisation, de sous-titrage et de doublage assistés par intelligence artificielle, après l’acquisition de l’équipe BARY au début de 2026. Pour les investisseurs, la confirmation de la croissance devra désormais se traduire par une progression mesurable des revenus récurrents et absorber l’incident TalkTalk.

