Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré le 3 septembre que les antennes de l’Institut Goethe présentes en Russie — notamment à Moscou, Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg — seront fermées. L’annonce est explicitement présentée comme une réponse aux mesures prises récemment par Berlin à l’encontre d’installations culturelles et diplomatiques russes.
L’Institut Goethe, qui se présente comme un acteur de l’enseignement de l’allemand à l’international, rappelle sur son site qu’il « aide plus de 100 000 écoles dans le monde » à dispenser un enseignement de qualité et soutient la formation continue des enseignants d’allemand. La fermeture de ses antennes russes interrompt donc un réseau d’activités culturelles et linguistiques en Russie lié à la coopération éducative.
Berlin a annoncé mardi la fermeture, effective au 18 septembre, du dernier consulat russe sur son sol, à Bonn, ainsi que de la « Maison russe », le centre culturel russe de Berlin. Cette décision a été prise après que l’Allemagne a accusé la Russie d’avoir envoyé début août un drone chargé d’explosifs contre l’aéroport de Leipzig, une plateforme qualifiée de clé pour l’armée allemande et pour l’Otan.
La réaction russe a été vive: outre l’annonce de la fermeture de l’Institut Goethe, le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires allemand à Moscou et l’ambassadeur russe à Berlin, Sergueï Netchaïev, a dénoncé les accusations comme « non fondées, absurdes et contraires au bon sens ». Le président Vladimir Poutine a qualifié les mesures allemandes de « nouvelle erreur grossière ». Ces échanges marquent une escalade diplomatique notable entre Moscou et Berlin.


