Roche a obtenu aux États-Unis une nouvelle indication pour Enspryng chez les adultes atteints de la maladie oculaire de Graves-Basedow, une pathologie auto-immune rare et invalidante. La Food and Drug Administration a rendu sa décision dans le cadre d’un examen prioritaire.

Cette autorisation constitue la deuxième indication d’Enspryng aux États-Unis. Le médicament avait été approuvé en 2020 dans la neuromyélite optique, ou NMOSD. Selon Roche, Enspryng devient le premier et le seul traitement sous-cutané de la maladie oculaire de Graves-Basedow pouvant être administré à domicile, par le patient ou par un aidant. Cet aspect pratique peut compter dans l’adoption d’un traitement destiné à une maladie chronique, même si le rythme commercial dépendra aussi de la couverture par les assureurs et de l’usage retenu par les médecins.

Le groupe poursuit parallèlement le développement du produit dans d’autres maladies auto-immunes et inflammatoires du système nerveux. En septembre 2026, la FDA a accepté d’examiner en priorité une demande concernant la maladie associée aux anticorps anti-MOG, dite MOGAD. Une décision réglementaire est attendue en janvier 2027, ce qui offre au dossier un prochain jalon identifiable.

En Bourse, l’annonce intervient après deux séances au cours desquelles Roche avait gagné 5,53 %. Le titre reculait ensuite de 0,80 %, à 376,75 francs suisses, mouvement présenté comme des prises de bénéfices. Pour les investisseurs, l’enjeu principal n’est donc pas la variation d’une séance, mais la capacité de Roche à transformer l’élargissement réglementaire d’Enspryng en croissance durable et à obtenir d’autres indications sans dégradation du profil de sécurité.