Le Circularity Index, basé sur une enquête Opinium réalisée du 13 au 29 juillet 2026 auprès de 150 responsables de retours, logistique inverse, développement durable ou supply chain (chiffre d’affaires >100 M£/€), montre que l’économie circulaire est largement intégrée au discours des détaillants. 86 % déclarent avoir mis en place des pratiques de circularité — revente, remise à neuf, réparation, recyclage — et pour 27 % la circularité est un facteur essentiel de la gestion des retours.
Pourtant la conversion en valeur reste limitée : seulement 9 % des détaillants revendent plus de la moitié de leurs articles retournés au prix fort et, en moyenne, 12 % des retours ne rapportent rien. Cette situation illustre un écart entre la mise en place de processus circulaires et la capacité à maximiser la valeur de chaque unité retournée.
L’étude identifie toutefois des pistes de gain importantes : 82 % des répondants estiment que jusqu’à 50 % de leurs retours pourraient générer davantage de valeur via des stratégies de revente optimisées, et 62 % déclarent qu’ils cherchent continuellement à récupérer de la valeur sur les articles qui ne peuvent plus être vendus dans leur forme initiale. ReBound et ASC soulignent la nécessité d’une meilleure visibilité et d’une prise de décision opérationnelle plus fine pour orienter chaque article vers la meilleure issue — revente, remise à neuf, réparation, don ou recyclage.
Ces conclusions s’insèrent dans un contexte réglementaire renforcé, notamment avec l’Ecodesign for Sustainable Products Regulation (ESPR) de l’Union européenne, qui met davantage l’accent sur le devenir des produits en fin de cycle. Les auteurs du Circularity Index estiment que la prochaine étape pour les détaillants est de transformer la prise de conscience en performances mesurables et durables.


