Novo Nordisk a présenté de nouvelles analyses de son traitement expérimental CagriSema, une injection hebdomadaire combinant le sémaglutide et le cagrilintide. Les données proviennent de deux analyses post hoc d'un essai clinique de phase III et portent spécifiquement sur des femmes en situation d'obésité ou de surpoids.

La première analyse, menée auprès de 2 309 femmes, fait ressortir une perte de poids moyenne de 25 % après 68 semaines sous CagriSema, contre 3 % sous placebo. Une amélioration significative du tour de taille a également été observée, un indicateur utile pour apprécier la réduction de la graisse abdominale.

La seconde analyse a étudié 1 902 participantes selon leur statut hormonal. La perte de poids moyenne a atteint 26,7 % chez les femmes préménopausées, contre 2,1 % sous placebo. Elle s'est élevée à 24,8 % en périménopause, contre 1,7 %, et à 23,1 % chez les femmes postménopausées, contre 2,6 % sous placebo.

Ces résultats suggèrent que l'efficacité pondérale reste élevée dans les trois groupes, malgré les changements hormonaux qui influencent la répartition des graisses et le métabolisme. Pour Novo Nordisk, ils peuvent aider à préciser le profil des patientes susceptibles de bénéficier du traitement et à différencier CagriSema dans un marché de l'obésité devenu très concurrentiel.

La prudence reste essentielle. Une analyse post hoc explore des sous-groupes après la conception initiale de l'essai ; elle est utile pour formuler des hypothèses, mais sa force probante est inférieure à celle d'un critère principal défini à l'avance. La dépêche ne fournit pas non plus de nouveaux éléments détaillés sur la sécurité, la tolérance ou le taux d'abandon.

Pour les investisseurs, l'enjeu sera donc moins le chiffre isolé de 25 % que sa reproductibilité, le profil bénéfice-risque et le calendrier réglementaire. Le potentiel commercial dépendra aussi de la capacité de Novo Nordisk à produire à grande échelle et du positionnement de CagriSema face aux autres traitements de l'obésité.