OPmobility ajuste sa trajectoire 2026 face à une conjoncture automobile plus difficile. Le groupe vise désormais une marge opérationnelle comprise entre 430 et 450 millions d’euros, alors qu’il tablait auparavant sur environ 500 millions d’euros. Son objectif de flux de trésorerie disponible est ramené à plus de 220 millions d’euros, contre une fourchette antérieure de 250 à 300 millions.

Cette révision accompagne un plan de restructuration touchant la France et l’Allemagne. Environ 770 postes doivent être supprimés, dont 460 en Allemagne et 310 en France. Le groupe évalue les coûts de restructuration à 120-130 millions d’euros en 2026. En France, il prévoit de regrouper les activités de recherche et développement d’Aphatech, Venette et Labège sur le site de Lachelle, tout en adaptant les capacités de Flers-en-Escrebieux. En Allemagne, la production du site de Sterbfritz doit être transférée.

La direction invoque plusieurs vents contraires : une demande automobile moins dynamique, des prévisions de production abaissées, notamment en Chine, et une volatilité accrue des matières premières et des composants liée au contexte du Moyen-Orient. Ces facteurs pèsent à la fois sur les volumes, les coûts et la visibilité nécessaire pour piloter les investissements.

Malgré ce durcissement, OPmobility anticipe toujours un résultat net part du groupe significatif et vise une amélioration de sa dette nette par rapport à fin 2025. Pour les investisseurs, l’enjeu sera donc moins la seule ampleur du plan social que sa capacité à protéger la rentabilité et la génération de trésorerie sans fragiliser l’outil industriel. La vitesse d’exécution, les économies réellement obtenues et l’évolution des volumes en Chine détermineront si les nouveaux objectifs constituent un plancher crédible ou une étape avant d’autres ajustements.