La Bourse de Paris évoluait en baisse mercredi matin, avec un CAC 40 en recul de 0,5 % autour de 7 820 points. Francfort abandonnait 0,9 % et Londres 0,4 %. Deux facteurs macroéconomiques dominaient la séance : le retour du Brent au-dessus de 100 dollars et la nouvelle tension sur les obligations françaises.
Le pétrole évoluait autour de 101 dollars le baril, contre environ 98 dollars la veille. Cette hausse ravive le risque d’un choc d’offre lié aux tensions au Moyen-Orient et pèse sur les anticipations d’inflation. Sur le marché obligataire, le rendement français à dix ans remontait à 4,84 %, avec un écart proche de 130 points de base face au Bund allemand. Ce spread se situe plus de 40 points au-dessus de son niveau de début septembre.
La défiance s’étend également à la dette de l’Union européenne. L’écart entre les obligations européennes à dix ans et le Bund est passé d’environ 39 points de base début septembre à 59 points le 5 octobre. Les besoins de financement futurs de l’Ukraine, les incertitudes sur le budget européen 2028-2034 et les difficultés budgétaires de grands contributeurs, dont la France, alimentent les interrogations. À court terme, l’UE maintient toutefois son programme d’émissions 2026 à 180 milliards d’euros et conserve d’importantes réserves de liquidités.
Le secteur automobile échappait à la tendance. Renault gagnait 5,5 %, Stellantis 5 %, Volkswagen et Volvo environ 4 %. Pernod Ricard progressait de 2,2 %, tandis que Société Générale, STMicroelectronics et Veolia figuraient parmi les principaux replis.
La séance doit encore intégrer les stocks pétroliers américains et les minutes de la Réserve fédérale, deux rendez-vous susceptibles d’influencer les anticipations sur l’énergie et les taux.


