Invité de BFMTV le 27 août, Gabriel Attal a détaillé sa vision de la réforme des retraites en réaffirmant plusieurs options déjà avancées précédemment. Il propose de supprimer l'âge légal de départ pour ne retenir que la durée de cotisation dans un « système universel », position qu'il oppose à celle d'Édouard Philippe, favorable au report de l'âge de départ. Attal met l'accent sur la continuité contributive : « vous partez très tôt, vous avez très peu ; vous partez plus tard, vous avez plus ».

Le candidat Renaissance souhaite aussi introduire « une dose de capitalisation », sans en chiffrer la part, jugeant cette solution « bonne pour le système, et bonne pour les pensions ». Ces éléments avaient déjà été avancés dans une interview des Échos du 29 juin 2025, où il parlait d'un « nouveau système » de retraites « universel, libre et productif », intégrant une part de capitalisation et un abandon de l'âge légal au profit d'une durée de cotisation.

Attal évoque en parallèle des mesures pour le marché du travail : il entend réduire les droits des demandeurs d'emploi afin d'inciter au retour au travail et renforce ainsi l'argument selon lequel le « modèle social doit inciter davantage à travailler ». Il fait écho à Édouard Philippe, qui proposait la même journée de ramener l'indemnisation à 12 mois.

Sur d'autres points déjà exprimés l'an dernier, il envisage la désindexation de certaines pensions (notant que l'indexation avait coûté « 15 milliards d'euros en 2024 »), une possible « année blanche » pour le budget et lie ses propositions à un « choc » salarial de 40 milliards obtenu en supprimant la part salariale de la cotisation vieillesse. Pour l'heure, beaucoup de mesures restent annoncées sans chiffrage détaillé ni calendrier précis.