PepsiCo a publié un troisième trimestre solide en matière de ventes, tout en envoyant un signal plus prudent sur ses profits annuels. Entre début juillet et fin septembre, le groupe a réalisé 25,3 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 5,6 % sur un an. Ce niveau dépasse les 24,2 milliards anticipés en moyenne par les analystes interrogés par Bloomberg.

Le bénéfice net atteint 3,05 milliards de dollars, contre 2,6 milliards un an plus tôt et une attente de 2,98 milliards. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action ressort à 2,34 dollars, soit une progression de 2 %. La direction souligne une accélération de la croissance organique et une hausse des volumes dans les boissons comme dans l’alimentaire. Les activités internationales demeurent le principal moteur, alors que les performances nord-américaines doivent encore être redressées.

Ce contraste explique le programme d’économies en préparation. PepsiCo identifie de nouvelles réductions de coûts structurels qui doivent être mises en œuvre dans les prochains mois. L’objectif est double : dégager des marges de manœuvre pour investir dans la croissance organique et compenser la hausse du prix des intrants. Aucun montant précis n’a été communiqué.

Le groupe resserre sa prévision de croissance organique du chiffre d’affaires 2026 autour de 3 %, contre une fourchette précédente de 2 % à 4 %. Surtout, la progression attendue du bénéfice par action ajusté est abaissée à 2,5 %–3,5 %, alors que PepsiCo visait jusque-là 5 %–7 %.

Pour les investisseurs, la surprise positive sur les ventes et le bénéfice trimestriel confirme la résistance des marques et la diversification géographique. Mais la réduction de l’objectif annuel de bénéfice rappelle que la croissance du chiffre d’affaires ne se transforme pas intégralement en résultat. L’évolution des volumes, des prix et des coûts en Amérique du Nord déterminera la crédibilité du nouveau plan.