Pernod Ricard a publié un bénéfice annuel 2025/2026 en recul de 26%, à 1,2 milliard d’euros. Le groupe impute cette contraction à plusieurs facteurs clairement identifiés : la persistance d’une faiblesse de la demande aux États-Unis, une demande « faible » en Chine, des droits de douane, la hausse des coûts et un effet de change négatif après cessions. Le groupe indique également un impact lié au conflit au Moyen-Orient au quatrième trimestre.

Le chiffre d’affaires pour l’exercice s’établit à 9,4 milliards d’euros, en baisse de 14,2% et conforme au consensus Bloomberg. Pernod Ricard note toutefois une trajectoire commerciale qui s’est améliorée au second semestre et souligne que certains marchés poursuivent leur croissance, même si la situation reste contrastée selon les régions.

Sur le volet géographique, la faiblesse est qualifiée de « persistante » aux États-Unis, où le marché des spiritueux recule dans un contexte de modération économique et de confiance des consommateurs atone, aggravé par des ajustements de stocks. En Chine, la demande est décrite comme faible, même si l’entreprise attend une reprise d’une des tendances sous-jacentes. Le groupe signale par ailleurs que l’effet de change négatif tient au poids de l’euro face au dollar, mais aussi à la livre turque et à la roupie indienne.

Face à ces éléments, Pernod Ricard a mis en place un programme d’économies et anticipe pour l’exercice 2026/27 un chiffre d’affaires organique « globalement stable », tout en soulignant un environnement « contrasté et incertain ». Le groupe reste donc prudent sur ses perspectives, en s’appuyant sur des mesures de maîtrise des coûts et sur la reprise observée en fin d’exercice.