Six ministères (Allemagne, Italie, Autriche, Pologne, Portugal, Espagne) ont envoyé une lettre au ministre des Finances irlandais pour demander l’inscription à l’ordre du jour d’une réunion des ministres des Finances de l’UE à Dublin en septembre d’un projet de taxe exceptionnelle sur les bénéfices des compagnies pétrolières. Les signataires justifient leur demande par des profits qui ont «explosé» en lien avec le conflit au Moyen‑Orient et par des marges sur les produits raffinés qui, selon eux, «dépassent la hausse des prix du pétrole brut».
Les ministres rappellent qu’il s’agit d’un choc d’approvisionnement majeur et soulignent la montée du mécontentement face à la hausse du coût de la vie. Ils renvoient aux enseignements d’une mesure analogue adoptée en 2022 après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, et souhaitent que les discussions se tiennent à l’échelle de l’UE pour concevoir un dispositif adapté. Le courrier évoque la nécessité de répercuter les gains exceptionnels «aux consommateurs», formulation reprise par une source du ministère allemand des Finances et par Lars Klingbeil, cité dans la lettre.
Dans le texte, les ministres lient la flambée des gains des énergéticiens à l’extension du conflit régional, en notant que les entreprises ont vu leurs bénéfices s’envoler depuis que «les États‑Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran en février». À ce stade, la Commission ou le Conseil de l’UE n’ont pas annoncé de décision formelle sur l’instauration d’un prélèvement spécifique sur les compagnies pétrolières.


