L'absence d'activité outre-Atlantique a limité les leviers de marché : les investisseurs européens ont navigué à vue, scrutant notamment l'évolution du pétrole et quelques statistiques européennes. Le CAC 40 a gagné 0,33% à 8 306,15 points après deux séances de quasi-stagnation, tandis que le DAX 40 reculait de 0,25% et le FTSE 100 de 0,12%.
Sur le plan macroéconomique, la zone euro a surpris positivement avec un PIB trimestriel en hausse de 0,6% au deuxième trimestre, supérieur à l'estimation révisée de 0,4% et au précédent -0,2%. Les marchés se préparent maintenant à une série de publications : balances commerciales allemandes et françaises, puis jeudi l'inflation allemande et surtout la décision de la Banque centrale européenne, attendue pour une hausse de 25 points de base selon le consensus évoqué.
Le conflit au Moyen-Orient et la situation dans le détroit d'Ormuz ont accentué les tensions sur les cours de l'or noir : au moment de la clôture européenne, le WTI progressait de 1,09% à 93,06$ et le Brent de la mer du Nord avançait de 1,06% à 97,69$. Le faible trafic dans le détroit (8 passages en 24 heures) alimente les craintes d'offre, tandis que l'euro s'appréciait légèrement à 1,1630$.
Sur les valeurs, les thématiques liées à l'intelligence artificielle ont porté plusieurs titres : STMicroelectronics +4,08%, Schneider Electric +2,60% et Legrand +2,59%, tandis qu'Infineon grimpait de 6,82% et ASML de 2,25% ailleurs en Europe. À l'inverse, Dassault Systèmes perdait 2,19%, Kering 1,55% et Michelin 1,96%, ce dernier pénalisé par des données jugées mitigées sur le marché de la première monte et du remplacement. TotalEnergies a profité de la hausse du pétrole (+1,58%).

