La participation d’Anton Silouanov aux travaux du G20 organisés aux États‑Unis a provoqué une réaction diplomatique nette : selon le ministre canadien des Finances François‑Philippe Champagne, elle a créé un « malaise » en raison de l’offensive russe en Ukraine. Des délégations européennes ont exprimé leur inquiétude, parlant de risque de « normalisation » des relations avec Moscou, et ont réussi à faire exclure la Russie de la traditionnelle photo de famille.
François‑Philippe Champagne, cité par l’AFP, a réitéré le soutien ferme d’Ottawa à l’Ukraine et à ses alliés européens. Il doit rencontrer l’hôte du sommet, le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, pour évoquer tant les sujets internationaux que les tensions bilatérales entre le Canada et les États‑Unis. Le ministre souligne vouloir être « à la fois constructif et ferme » dans ces échanges.
Le sommet intervient dans un contexte de conflit commercial entre Ottawa et Washington : le Canada a interrompu des négociations, accusant la Maison‑Blanche de vouloir lui imposer un accord « injuste ». En riposte à l’entrée en vigueur récente de nouveaux droits de douane américains, Ottawa a préparé une série de contre‑surtaxes dont l’application est prévue le 8 septembre.
Champagne défend cette riposte comme « ciblée, stratégique et proportionnée », destinée à protéger l’industrie et les travailleurs canadiens afin d’éviter un désavantage concurrentiel par rapport aux entreprises américaines. Il affirme vouloir « renouer le dialogue » sur une base mutuellement bénéfique, tout en restant prêt à défendre les intérêts nationaux.


