Philippe Brun a détaillé un plan économique centré sur la reconstruction industrielle et la souveraineté productive. Il place l’électricité comme priorité et propose « le retour au monopole public d’EDF » afin d’obtenir « l’électricité décarbonée la moins chère d’Europe » et de sécuriser des contrats long terme pour les entreprises. Il a comparé son ambition pour EDF à Aramco, visant à faire du groupe un pilier national valorisé.

Le candidat socialiste souhaite aussi créer « une compagnie nationale des mines de France » pour renforcer l’exploitation minière et soutenir les filières de composants et numériques. Il affiche un objectif chiffré ambitieux : recréer cinq usines par département sur la durée du mandat, afin de relocaliser la production industrielle et créer des emplois locaux.

Sur le pouvoir d’achat, sa mesure phare, baptisée « le salaire Brun », vise à diminuer la part de la CSG sur les salaires inférieurs à 4 000 euros par mois pour augmenter les salaires nets. Pour accompagner la transition technologique, il propose un plan d’investissement massif de 1,5% du PIB dans l’intelligence artificielle et la création d’un laboratoire de 1 700 chercheurs dédié à la « révolution de la souveraineté ».

Le financement reposerait sur un rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF) et une « mise à contribution » de la « grande transmission » des successions, chiffrée à 1 000 milliards sur les années à venir. Philippe Brun est candidat à la primaire du PS et de Place publique, prévue les 9-10 et 16-17 octobre.