Le 13 août, environ 8,7 millions d’électeurs zambiens sont appelés à départager Hakainde Hichilema (64 ans) et 12 autres prétendants, parmi lesquels Brian Mundubile (55 ans), ancien ministre et chef d’une coalition d’opposition. Les bureaux ont ouvert à 06H00 locales pour 12 heures de vote; la commission électorale vise une annonce des résultats de la présidentielle d’ici le 17 août, avec un second tour si aucun candidat n’obtient plus de 50%.

Le président sortant est crédité d’avoir sorti la Zambie de la crise post-2020 en obtenant un accord de restructuration de la dette, en rétablissant un programme du FMI et en restaurant la croissance, projetée cette année à 5%. Ces avancées lui ont valu les éloges des bailleurs de fonds et des investisseurs internationaux et constituent l’axe central de sa candidature à un second mandat.

Pour autant, une large part de la population reste vulnérable: la Banque mondiale estime que 70% des 22 millions d’habitants vivent avec moins de trois dollars par jour, et le taux de chômage officiel avoisine les 10%. Les critiques évoquent aussi des restrictions de l’espace politique et des accusations d’entraves à la campagne de Mundubile, notamment selon ce dernier des interférences policières, des violences de partisans et des annulations de vols.

Le scrutin comprend aussi le renouvellement parlementaire dans un hémicycle élargi: le nombre de sièges pourvus au suffrage direct passe de 156 à 226. Le vote suit des lignes régionales marquées — Hichilema domine le sud et l’ouest, tandis que le Nord et la Copperbelt restent des bastions de l’opposition — ce qui pourrait conduire à une compétition serrée dans plusieurs circonscriptions.