PepsiCo aborde sa publication trimestrielle sous pression. L’action reculait de 1,4 % à 124,02 dollars avant les résultats attendus jeudi avant l’ouverture de Wall Street. Le consensus compilé par LSEG vise un bénéfice ajusté par action de 2,29 dollars, inchangé sur un an, pour un chiffre d’affaires de 24,96 milliards de dollars, en progression proche de 4 %.

Le trimestre précédent avait montré un contraste : les revenus avaient dépassé les attentes, mais la direction avait averti d’un ralentissement en Amérique du Nord, où les consommateurs arbitrent davantage leurs dépenses. Pour un groupe présent dans les boissons et les produits salés, la question centrale est de savoir si les hausses de prix peuvent encore compenser la faiblesse des volumes sans détériorer la demande.

PepsiCo doit également absorber des pressions sur les coûts et répondre à l’évolution des habitudes alimentaires, notamment à l’essor des traitements amaigrissants à base de GLP-1. Le groupe dispose de peu de temps pour tenir les objectifs de croissance et de marge formulés après l’entrée d’Elliott Management au capital, à hauteur d’environ 4 milliards de dollars il y a un an.

La sanction boursière reflète déjà une partie de ces inquiétudes. Le titre a perdu environ 14 % depuis le début de l’année, alors que l’indice sectoriel des boissons non alcoolisées gagnait près de 8 % et celui des biens de consommation de base environ 6 %. Son ratio cours sur bénéfice prévisionnel est proche de 14, contre une moyenne sur cinq ans de 21.

Les analystes restent prudents : sept recommandent l’achat ou l’achat renforcé, dix-sept la conservation et un la vente. L’objectif médian ressort à 152 dollars, contre 170 dollars début juillet. Un dépassement du consensus ne suffira donc pas nécessairement ; le marché attend surtout une amélioration crédible des volumes, des marges et de la trajectoire nord-américaine.