La reprise des hostilités entre Washington et Téhéran a ravivé l'impact géopolitique sur les cours pétroliers : la fermeture du détroit d'Ormuz depuis février 2026 réduit l'offre physique et alimente la hausse du baril de Brent, désormais supérieur à 90 dollars. Cette tension se retranscrit directement dans les stations françaises, où les prix, après une baisse estivale, repartent à la hausse.

Le 4 septembre, les relevés indiquent un prix moyen du Sans-Plomb 95‑E10 à 2,08 € le litre et du diesel à environ 2,25 €. Ces niveaux n'avaient pas été atteints depuis le printemps et représentent une hausse d'environ 20 centimes par rapport au cœur de l'été. TotalEnergies a réagi commercialement en plafonnant ses tarifs : SP95‑E10 vendu à 1,99 € dans ses 3 300 stations et gasoil bloqué à 2,25 € dans l'ensemble de ses points de vente.

Face à la nouvelle flambée, l'exécutif a prolongé le dispositif d'aide destiné aux « grands rouleurs », versant 100 € aux travailleurs modestes dépendants de leur véhicule, ciblant environ 3 millions de bénéficiaires. La ministre déléguée à l'Énergie a exclu en revanche toute mesure de blocage généralisé des prix ou une baisse des taxes, invoquant contraintes budgétaires et risques de pénurie.

Pour les consommateurs, des outils publics et coopératifs permettent de comparer les tarifs : carte gouvernementale et plateformes comme Carbu.fr recensent adresses et prix pour aider à trouver les stations les moins chères. La difficulté de trouver du SP95 sous les 2 € et du diesel en deçà de 2,25 € reflète la combinaison d'un choc d'offre géopolitique et de réponses commerciales partielles.