Renault et Stellantis ont subi une nette correction boursière, avec une baisse d’environ 10 % en huit jours au moment de la publication. Le mouvement intervient dans un contexte où Berenberg adopte une position prudente sur les deux constructeurs et ne recommande aucun des deux titres à l’achat.

La principale inquiétude porte sur la capacité des constructeurs européens à préserver leurs marges. La montée en puissance des groupes chinois, la pression concurrentielle sur les prix et les surcapacités du secteur compliquent l’équation, même lorsque les groupes maintiennent une discipline stricte sur les coûts.

Pour Renault comme pour Stellantis, la visibilité sur la rentabilité dépend donc moins d’un seul trimestre que de la capacité à défendre les volumes, les prix et la génération de trésorerie dans un environnement devenu plus compétitif. Les incertitudes géopolitiques et commerciales ajoutent une couche de risque supplémentaire.

La baisse récente peut mécaniquement rendre les valorisations plus attractives, mais elle ne constitue pas à elle seule un signal d’achat. Le marché cherchera surtout des preuves que les plans de réduction de coûts et les lancements de nouveaux modèles permettent de compenser la pression sur les marges.

La comparaison entre les deux groupes devra donc se faire sur la rentabilité, la génération de cash, l’évolution des parts de marché et la discipline tarifaire.