Les contrats à terme américains indiquaient une ouverture positive vendredi après une séance contrastée. Le Dow Jones était attendu en hausse de 0,13 %, le S&P 500 de 0,42 % et le Nasdaq 100 d’environ 0,80 %. La veille, le Dow avait gagné 0,10 %, tandis que le S&P 500 avait perdu 0,47 % et le Nasdaq 100 1,39 %.

La faiblesse technologique avait été alimentée par de nouvelles interrogations sur les revenus générés par l’intelligence artificielle face aux dépenses considérables engagées dans les infrastructures. Une information du Financial Times évoquait pour OpenAI un rythme annualisé de revenus de 50 milliards de dollars, inférieur au montant de 68 milliards évoqué précédemment. Cette donnée reste attribuée à une publication de presse, mais elle a suffi à raviver la sensibilité du marché aux hypothèses de monétisation de l’IA.

Le contexte énergétique apportait un soutien partiel. Le WTI reculait de 0,79 % à 90,39 dollars et le Brent de 1,21 % à 102,55 dollars. Cette détente réduit la pression immédiate sur les anticipations d’inflation et sur les entreprises fortement consommatrices de carburant, même si les niveaux absolus restent élevés.

Sur le plan macroéconomique, l’attention devait se porter sur l’indice de confiance de l’Université du Michigan, attendu à 47,5 points en octobre contre 48,1 en septembre. Une nouvelle baisse confirmerait la prudence des ménages américains. Côté entreprises, Delta Air Lines restait pénalisée par sa facture énergétique, tandis que la commande d’Avolon soutenait l’actualité de Boeing et Airbus.

Pour les investisseurs, le rebond attendu ressemble d’abord à un mouvement de rattrapage après la baisse du Nasdaq. Sa solidité dépendra de la réaction aux données de confiance, de la trajectoire du pétrole et de la capacité des grandes valeurs technologiques à justifier leurs dépenses d’IA par une croissance tangible des revenus.