Restaurant Brands International a enregistré une croissance de 3,8 % de ses ventes comparables au troisième trimestre, supérieure aux 3,25 % attendus. Le moteur principal a été Burger King aux États-Unis, où les ventes à périmètre constant ont progressé de 8,4 %, contre 3,2 % un an auparavant.
Cette accélération repose sur une stratégie commerciale très active. Les menus à prix réduit, les offres combinées et les lancements de boissons ont attiré des consommateurs sensibles au prix dans un contexte moins favorable à la restauration rapide. Le groupe a ainsi mieux résisté au ralentissement qui pèse sur plusieurs concurrents. La performance montre que la fréquentation peut encore progresser lorsque l'offre répond précisément aux contraintes de budget des ménages.
Le succès doit toutefois être analysé avec prudence. Les promotions soutiennent le trafic, mais elles peuvent peser sur le montant moyen du ticket et sur la rentabilité des franchisés si elles ne s'accompagnent pas d'une bonne maîtrise des coûts. Restaurant Brands a aussi relevé certains prix pour absorber l'augmentation des matières premières, notamment celle du boeuf. L'équilibre entre accessibilité des menus, volume de clients et marge sera donc central dans les prochains trimestres.
Les autres enseignes affichent des trajectoires moins homogènes. Tim Hortons a vu ses ventes comparables progresser de 1,8 % au Canada, après 0,1 % au trimestre précédent. Popeyes a encore reculé de 2,2 %, même si la baisse est moins forte que les 5,2 % enregistrés au deuxième trimestre. Cette divergence rappelle que le redressement de Burger King ne résout pas automatiquement les difficultés du portefeuille entier.
Le groupe poursuit en parallèle son programme de transformation. Burger King prévoit jusqu'à 700 millions de dollars d'investissements d'ici 2028 pour stimuler les ventes et la rentabilité des franchisés. Jusqu'à 550 millions sont destinés à la rénovation des restaurants, aux équipements et à la modernisation technologique. Au 30 septembre, 198 millions avaient déjà été financés.
Le bénéfice ajusté a atteint 1,10 dollar par action, contre 1,03 dollar un an plus tôt et 1,09 dollar attendu. Le chiffre d'affaires total de 2,53 milliards de dollars est néanmoins légèrement inférieur au consensus de 2,54 milliards.
Pour l'investisseur, la publication valide le redressement commercial de Burger King, mais pas encore une amélioration uniforme. Il faudra vérifier que les promotions créent une fidélité durable, que les investissements améliorent réellement l'économie des restaurants et que Popeyes retrouve une croissance positive.

