Sarah Knafo reprend l’argumentaire en faveur de la capitalisation lors d’une intervention sur CNews : selon elle, un salarié touchant 2 000 € nets par mois aurait vu partir 876 € mensuels pour la retraite en France. Sur l’ensemble d’une carrière, ce montant représenterait 450 000 € versés au titre des cotisations, pour une pension finale d’environ 1 500 € par mois, selon ses propos.

La dirigeante et soutienneuse d’Éric Zemmour avance l’hypothèse d’un placement de ces mêmes 876 € mensuels sur 35 ans selon la performance « la plus prudente », citant le rendement du CAC40 sur les 35 dernières années. Dans ce scénario, elle affirme que l’épargne accumulée atteindrait 1,5 million d’euros, soit une différence massive par rapport au système par répartition.

Sarah Knafo instrumentalise ces chiffres pour dénoncer le système par répartition, qu’elle qualifie explicitement de « vol ». Son intervention intervient à quelques semaines des discussions budgétaires et à l’approche de la campagne présidentielle, période où la réforme des retraites est régulièrement remise sur la table. Elle appelle « urgemment » à passer à la capitalisation, un thème déjà clivant à droite et à l’extrême droite.

Le propos met en lumière deux approches opposées du financement des pensions : redistribution via les cotisations collectives ou constitution d’un capital individuel investi sur les marchés. Le débat soulève des questions sur la soutenabilité, la solidarité intergénérationnelle et les risques liés aux placements actions que le seul extrait ne détaille pas.