Bruno Retailleau a présenté une proposition de réforme des retraites qu’il indique vouloir mettre en œuvre s’il est élu. Le dispositif fixerait l’âge minimal de départ à 63 ans, avec des exceptions à définir pour les métiers exposés à la pénibilité après consultation des partenaires sociaux. Un départ à 63 ans serait assorti, selon sa proposition, d’une décote de 7 % par an.

Le candidat LR propose parallèlement un taux plein automatique à 65 ans, contre 67 ans dans le mécanisme qu’il compare au droit actuel. Il souhaite ensuite faire évoluer cet âge en fonction de l’espérance de vie. Retailleau chiffre à 40 milliards d’euros sur cinq ans les économies cumulées qu’il attend de sa réforme. Ce montant est un objectif annoncé par le candidat et non une économie constatée ou validée par une loi adoptée.

Un autre volet porte sur la capitalisation pour les jeunes entrants sur le marché du travail. Retailleau évoque à terme une part représentant environ 25 à 30 % de leur retraite, en complément du système par répartition. Les modalités de financement, de transition et de gestion de cette composante resteraient à préciser. Pour l’épargnant, il faut surtout distinguer ce projet politique du cadre juridique actuellement applicable : aucune de ces mesures ne modifie les droits à la retraite tant qu’elle n’a pas été adoptée et mise en œuvre.