Robert Kiyosaki a réagi sur X à l’annonce d’un élargissement du programme de rachats du Trésor américain, qualifiant cette initiative de nouvelle forme déguisée d’assouplissement quantitatif. Le Trésor a relevé la taille maximale de ses rachats de titres de 2 milliards de dollars à au moins 4 milliards par adjudication pour les obligations de 10 à 30 ans, mesure entrée en vigueur le 9 septembre. Les responsables insistent que ces opérations visent la liquidité et ne constituent pas un QE formel, rappelant que seule la Fed peut augmenter la base monétaire.
L’annonce a fait suite à une forte hausse des rendements à long terme, le taux de l’obligation à 30 ans atteignant brièvement des niveaux inédits depuis près de vingt ans. En parallèle, le dollar s’est affaibli jusqu’à ses plus bas niveaux en trois mois. Pour Kiyosaki, cette combinaison signifie une création implicite de monnaie plus importante et une pression inflationniste qui érode le pouvoir d’achat des détenteurs de cash et d’actifs « papier ».
L’auteur de Père Riche, Père Pauvre préconise de transférer une part d’actifs vers l’or, l’argent, Bitcoin et certains biens immobiliers — classes qu’il considère comme susceptibles de s’apprécier en contexte de dépréciation monétaire. Il répète son message historique selon lequel l’éducation financière est essentielle : les investisseurs avisés qui détiennent ces actifs deviendront, selon lui, plus riches, tandis que ceux qui maintiennent des monnaies fiduciaires perdront du terrain.
Le contexte budgétaire alimente son argumentaire : la dette nationale américaine a dépassé 40 000 milliards de dollars, et les tensions fiscales persistent. Kiyosaki laisse entendre que l’élargissement des rachats pourrait n’être que temporaire ou, au contraire, un indicateur de problèmes plus profonds pour les marchés à venir.


