Rocket Lab a annoncé le report à 2027 du lancement inaugural de Neutron, sa nouvelle fusée. L’échéance était jusqu’ici fixée au quatrième trimestre 2026. La réaction boursière a été immédiate : l’action perdait 9,89 % à 53,34 dollars avant l’ouverture du marché américain.
Le décalage est lié à des défauts, décrits comme des vides, détectés dans les couches en composite de carbone du dôme de propergol. Ce type de problème touche un élément structurel important et impose des travaux correctifs avant de poursuivre le calendrier de qualification. La société n’a pas communiqué de nouvelle date précise à ce stade.
TD Cowen estime que le vol pourrait intervenir au deuxième trimestre 2027, voire plus tard. Cette estimation vient du courtier et ne constitue pas un calendrier officiel de Rocket Lab. Le manque de visibilité explique une partie de la réaction du marché : chaque trimestre de retard repousse la validation technique du lanceur et le moment où Neutron pourra contribuer aux revenus.
Neutron représente une étape stratégique pour Rocket Lab, qui cherche à élargir son offre au-delà de son lanceur Electron. Le report ne remet pas à lui seul en cause le programme, mais il augmente le risque d’exécution et oblige les investisseurs à réviser le calendrier de montée en puissance.
Avant cette annonce, le titre accusait déjà un repli d’un peu plus de 15 % depuis le début de l’année. Les données compilées par LSEG font néanmoins état de 20 recommandations d’achat ou plus favorables sur 24 courtiers, les quatre autres étant à conserver, avec un objectif médian de 105 dollars. Ces opinions ne garantissent pas la performance et pourraient être ajustées si le retard s’allonge.
L’enjeu principal sera désormais la capacité de Rocket Lab à corriger les défauts sans nouvelle dérive du programme. Une date ferme, des essais réussis et une meilleure estimation des coûts seront nécessaires pour réduire l’incertitude.

